𝐀̀ 𝐥’𝐨𝐮𝐞𝐬𝐭, 𝐥𝐞𝐬 𝐯𝐚𝐠𝐮𝐞𝐬

« À l’ouest, les vagues » est le troisième tome de la saga COMPASS de Brittainy C. Cherry éditée chez Hugo New Romance.

Note :  ♥♥♥♥♥/5

♦ Résumé :

J’ai toujours cru aux contes de fées. Lui, préférait les films d’horreur.

Damian Blackstone se fichait pas mal de mon existence. Il est entré dans ma vie pour trouver des réponses aux questions sur son propre passé. Il n’y avait pas deux personnes aussi diamétralement opposées que nous. Pourtant, dans toute sa noirceur, il m’arrivait d’apercevoir des éclats de lumière, d’entrevoir de la délicatesse, de voir son âme.

J’étais sa Cendrillon, il devint ma Bête.

♦ Avis :

C’est toujours difficile pour nous de mettre des mots sur nos lectures des BCC parce qu’à chaque découverte, on tombe encore plus amoureuses de sa plume et surtout, de ses mots. Brittainy C.Cherry est une de ces auteures qui, avec de simples mots, arrivent à rendre l’histoire vraie, poétique et tellement émouvante. Ce n’est pas seulement nos cœurs qui se sont fendus, mais aussi nos âmes qui sont meurtris face aux passés des personnages.

« – C’est plus facile comme ça.

– Pourquoi dis-tu ça ?

– Parce que si tu n’aimes pas le monde, il ne peut pas te faire souffrir.

– Ouais, mais si tu n’aimes pas le monde, il ne peut pas t’aimer en retour. »

– Brittainy C.Cherry

Stella, l’héroïne pourrait être comparée à un soleil tellement elle rayonne de joie. BCC l’a décrite, développe autant que possible pour affiner ses qualités, ses défauts, mais aussi ses peurs et ses faiblesses. On a adoré la Stella pleine de joie, mais davantage celle cachée qui en vérité, a des peurs et des faiblesses. Elle nous a déchiré nos cœurs et Brittainy les a encore plus brisés en ajoutant des flashbacks à son histoire. Comment rester de marbre quand BCC écrit avec une telle justesse, une telle vérité que nous ne pouvons qu’être émues ? Notre seule envie en lisant ce livre était de serrer Stella contre nous. Quant à Damian, il est diamétralement opposé à elle : sombre, mystérieux, facette indifférence. Il ne montre rien, mais au fond, il a été durement touché par la vie. Bien que son charme ne nous a pas laissées indifférentes, nos cœurs ont surtout chaviré pour sa partie « houmous intérieur qui est mou », pour cette facette sentimentale qu’il tente de refouler à l’intérieur.

Quand ces deux personnages se rencontrent, et leurs cicatrices avec, il ne peut en résulter qu’une relation douce et réparatrice. Dans les romans de BCC, vous ne trouverez pas de tensions ennemies-to-lovers longues, vous ne trouverez pas de piques assassines entre les personnages. Au contraire, vous trouverez de la douceur, des paroles tellement poétiques et incroyables, mais surtout vous trouverez une plume puissante, tellement puissante qu’elle peut saccager vos cœurs en quelques lignes. Cette romance, c’est une rencontre entre Cendrillon et la Bête qui en s’aimant, en connectant leurs âmes, deviennent Stella et Damian : une relation amoureuse douce, salvatrice et puissante.

« – Va te faire voir, La Bête.

– Avec ou sans la lumière allumée, Cendristella ?

Elle rougit et bégaya un peu tout en s’agitant de manière embarrassé. »

– Brittainy C.Cherry

Puisque BCC reste BCC, elle nous livre une romance belle et douce, mais surtout une histoire avec des sujets forts. Avec sa plume, elle arrive à tordre nos cœurs à maintes reprises tout le long du roman en évoquant la peur de l’abandon, le peu d’estime de soi, etc.

Publicité

𝐀𝐥𝐥 𝐭𝐡𝐞 𝐭𝐡𝐢𝐧𝐠𝐬 𝐰𝐞 𝐥𝐨𝐬𝐭

« All the things we lost » est une duologie de Lily Arnould publiée chez Nishaetcaetera.

  • Tome 1

Note : ⭐⭐⭐⭐,75/5

♦ Résumé :

Le feu et la glace peuvent-ils s’unir ?

Emery, pâtissière de renom, peine à se reconstruire suite au décès brutal de son mari Julian lors d’une opération militaire. Elle qui croyait à l’amour avec un grand A, se retranche désormais derrière son chagrin et ne laisse aucun autre homme entrer dans sa vie. Julian était son unique amour et elle s’interdit toute relation avec un autre pour ne pas trahir l’homme de sa vie.

Austin, lui, collectionne les aventures d’un soir et s’amuse autant qu’il le peut avec les femmes ! Aucune attache, aucune morale, il a pour seule devise : profiter de la vie sans jamais penser aux conséquences de ses actes…

Lorsque Emery et Austin se rencontrent, l’impensable se produit. Chacun fait vaciller les certitudes de l’autre et la magie opère… Austin lance un défi à Emery : lui faire lâcher prise, se libérer pour s’autoriser à être à nouveau heureuse.

Emery réussira-t-elle à surmonter ses blocages et ses peurs pour relever le défi d’Austin ? Ce dernier a-t-il trouvé en Emery la femme qu’il cherche depuis des années ? Les deux âmes blessées se provoquent et tentent d’unir leur destin, au risque de se perdre.

Le prix du bonheur ?

♦ Avis :

La plume de Lily est magnifique, poétique et agréable à lire. C’est la première fois que nous découvrons un roman de Lily Arnould, et waouh quelle claque ! C’est une de ces claques qui vous fendent le cœur tout en le réparant, qui vous le brisent tout en lui mettant un pansement. L’histoire est tellement belle, douce et douloureuse que nous ne pouvons que vous conseillez de la découvrir ! Le roman fait un peu plus de 600 pages, mais elles défilent tellement vite grâce à la plume envoutante de l’auteure. Le seul petit bémol est les quelques longueurs présentes dans le roman, mais elles n’entravent en rien cette belle histoire d’amour !

Emery est une femme blessée, perdue entre son passé et son futur. Elle a perdu son mari et sans le savoir, n’avance plus pour elle, mais pour son défunt mari. Elle n’est plus heureuse et reste coincée dans ses interrogations. Emery est avec certitude le personnage qui nous a le plus touchées puisqu’elle se montre forte, mais nous, nous réussissons à voir sa part de sensibilité qui fait d’elle un vrai être humain, avec ses doutes et ses questionnements. Austin, quant à lui, est à la fois un homme séduisant, un poil arrogant, mais il est également bienveillant, à l’écoute et plein de tendresse. Austin nous a surprises par son évolution, par son acceptation de certaines choses et par la force qu’il a et a eue.

« – Prétentieux !

– Moi ? m’interroge-t-il, feignant d’être offusqué, tu confonds prétention et estime de soi, petit colibri.

Encore ce stupide sobriquet…

– Bien souvent, il n’y a qu’un pas entre les deux, et tu sembles l’avoir allègrement franchi. »

– Lily Arnould

Si l’histoire est bouleversante, la romance est pleine d’espoir, de tendresse et d’avenir. Il y a une phrase dans le roman qui nous a marquées parce qu’elle représente réellement leur amour : « A nouveau, il m’embrasse et ce baiser a un goût de pardon, de rédemption et de serment d’éternité. ». Austin n’est pas simplement un vilain pansement pour Emery ; c’est l’homme qui a réussi à réparer son cœur, à le panser et à lui faire à nouveau croire en elle et en son avenir. C’est beau, doux, réparateur. Nos cœurs n’ont pas cessé de battre à une vitesse folle quand les deux personnages se rencontraient. Mais au-delà de la douceur, Emery et Austin, c’est également une tension folle et une attirance endiablée. Si on a totalement été embarquées dans leur relation, nous avons davantage apprécié les obstacles mis au travers de leur chemin ; chemin qui évolue vers le pardon, vers la confiance en soi et vers une forme d’amour plus beau et plus sain.

Par contre, nous ne sommes absolument pas d’accord avec cette fin qui a réussi à nous priver d’air un court instant, nous faire battre nos cœurs à une vitesse hallucinante et à rendre le tome 2 essentiel. Nous devons absolument lire la suite !