𝐋𝐞𝐬 𝐝𝐢𝐞𝐮𝐱 𝐝𝐮 𝐜𝐚𝐦𝐩𝐮𝐬 #𝟐

« Les dieux du campus » est une saga de Phoenix B. Asher et F.V. Estyer publiée chez Hugo New romance.

Note : ⭐⭐⭐⭐,5/5

♦ Résumé :

Entre Sander, joueur adulé de l’équipe de football américain et Jeremiah, hockeyeur star de la même université, les relations sont électriques et virent régulièrement à l’affrontement. Pourtant, quelques mois auparavant, tout semblait les destiner à deve-nir amis…

Le mieux serait qu’ils s’ignorent, mais difficile d’y parvenir quand on fréquente les mêmes personnes. Plus encore quand on est irrémédiablement attiré par l’autre. Quand le destin décide de s’en mêler et que Jeremiah se retrouve à faire du bénévolat dans l’association fondée par Sander, la situation ne peut que devenir explosive. Parviendront-ils à apaiser le feu qui les consume de l’intérieur avant qu’il ne soit trop tard ?

♦ Avis :

Après avoir beaucoup aimé le premier tome de cette saga, nous ne pouvions pas passer à côté de ce deuxième tome qui annonçait une excellente lecture ! C’est notre premier MM, autant vous dire que nous craignions de ne pas aimer cette romance. Finalement, les auteures ont réussi à nous convaincre et à nous plonger dans cette histoire ! Si jamais vous voulez découvrir une romance MM, celle-ci nous semble parfaite pour débuter.

Si à première vue, Jeremiah semble être le plus sensible des deux et celui auquel on s’attacherait plus rapidement, ça a été tout le contraire. Sander, par sa fragilité et sensibilité quelque peu cachées, nous a davantage plu et touchées ! On a adoré découvrir son passé et ses autres facettes. Il a réussi à incarner cet idéal bookboyfriend mêlant tendresse, sensibilité et virilité. Quant à Jeremiah, il nous a tout de même conquises par sa timidité en totale contradiction avec sa carrure imposante. Et puis, on ne peut pas rester insensibles face à son mal-être que les auteures arrivent à développer et à rendre plus important au fil des pages. Il est indispensable de parler des personnages secondaires : dans ce tome, on retrouve toute la bande avec Leander et tous les autres. C’est une sorte de famille et plus nous avançons dans les tomes, plus nous devenons un membre de cette grande famille.

La romance entre eux deux commencent sur les chapeaux de roues. En effet, après un événement, ils se font littéralement la guerre. Ne laissant pas s’approcher. Seulement encore une fois, est-il possible de détester quelqu’un qui nous attire et plus que tout ébranle nos sentiments ? Entre tension, piques et coups bas, on a adoré découvrir cette romance pétillante et pleine d’étincelles ! De plus, il s’agit d’un ennemies-to-lovers explosif entre un hockeyeur et un footballeur de quoi créer une réelle connexion et alchimie qui nous a envoûtées dès le début. On a à plusieurs reprises eu le souffle coupé à l’instar de nos deux héros, attendant que la bombe s’enclenche et fasse éclater leur tension.

« – On peut savoir ce que tu fous ici ? crache-t-il.

– Je mourais d’envie de visiter ta cuisine, répliqué-je d’un ton pince-sans-rire.

Les traits de Sander se détendent pour afficher un rictus moqueur.

– Ah ouais ? En tout cas, Marner, je constate que je ne suis pas le seul à crever d’envie de te casser la gueule.

– Phoenix B.Asher & F.V. Estyer

Il nous est aussi nécessaire d’aborder les thèmes de l’histoire. Effectivement, les auteurs ne créent pas simplement une romance explosive. Elles nous touchent également par les thèmes durs abordés : le harcèlement, les troubles du comportement, etc.

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𝐏𝐨𝐮𝐫 𝐍𝐨𝐞̈𝐥, 𝐣’𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞 𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬𝐬𝐞𝐫𝐭 𝐞𝐭 𝐮𝐧 𝐦𝐞𝐜 !

« Pour Noël, j’apporte le dessert et un mec ! » est un roman de Ève Borelli édité chez Collection &H.

Note : 🎄🎄🎄/5

♦ Résumé :

Note : penser à passer à la boulangerie et à la boutique des petits amis parfaits.

Depuis toujours chez les Ferreira, c’est Conception, la grand-mère, qui fait la loi. D’après elle, Gina et ses cousins ne sont pas seulement une source constante de déception, non, ils s’acharnent en plus à la priver du plaisir de devenir arrière-grand-mère : une honte ! C’est pourquoi elle a décidé de profiter des fêtes de fin d’année pour débarquer en France et les traumatiser remettre dans le droit chemin du mariage. Mais, si la perspective de passer Noël avec leur aïeule tyrannique ne les enchante guère, Gina et ses cousins y voient aussi l’occasion d’un nouveau pari : et s’ils donnaient très exactement à leur ancêtre acariâtre ce qu’elle attend ? Et s’ils se trouvaient tous un +1 pour lui en mettre plein les yeux ? Gina est confiante : son meilleur ami est le faux fiancé idéal pour gagner la compétition. Sauf que le destin (ou la magie de Noël ?) a d’autres plans pour elle. Des plans qui pourraient bien l’inciter à renouer avec Marius, ex-rugbyman mais toujours star locale et, surtout, son amour de jeunesse…

♦ Avis :

Est-ce qu’on vous a déjà dit à quel point on aime Noël et l’ambiance qui va avec ? Il faut dire que nous sommes très attachées à notre famille et donc, Noël, ça représente beaucoup ces moments en famille qu’on adore. Ce roman de Eve Borelli traduit vraiment bien les liens familiaux qui s’unissent pendant ces fêtes. On a trouvé original le fait que l’auteure aborde les traditions portugaises dans son œuvre !

Dans cette romance de Noël, nous rencontrons énormément de personnages, mais nos deux héros sont Marius et Gina. Gina est à l’image de sa famille : un peu folle, drôle, mais surtout attachante ! Elle a ce petit coup de folie et de maladresse qui donne le sourire et du peps à l’histoire. Quant à Marius, il est charismatique et vraiment attentionné : l’homme idéal en somme ! Puis, il y a les personnages secondaires comme la grand-mère de Gina qui est juste hilarante ou encore, les cousins qui nous ont également fait rire. Cependant, on aurait aimé avoir un développement plus profond sur les personnages.

« – C’est Hugo qui te donne de mes nouvelles ?

– Pas du tout, bafouillé-je. Je n’en demande jamais. Pourquoi je le ferais ? J’ai d’autres choses à faire. Mon boulot est prenant : je dois écrire, rendre mes articles à temps, corriger. Non, vraiment, je n’ai pas l’occasion de….

Il éclate d’un rire grave avant de déclarer :

– Tu recommences.

– Quoi ?

– À trop parler. Et sache que moi, je lui demande de tes nouvelles. »

– Ève Borelli

Marius et Gina se connaissent déjà du passé et plutôt bien même ! Alors dès le début, on sent l’ambiguïté entre eux, les petites tensions apparaitre et leurs regards cachés. On a beaucoup aimé l’idée de base avec notamment le trope « fake dating », mais on a été déçues par le fait que ça démarre très tardivement et au final, pour nous, le trope n’est pas assez exploité ! Pour qu’on soit complétement convaincues, il aurait fallu un peu plus de développement des personnages ainsi que de la romance pour nous faire vibrer avec la magie de Noël !

Si vous aimez les comédies romantiques drôles et légères, on ne peut que vous conseiller de tenter celle-ci !

𝐒𝐞𝐮𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬 𝐦𝐨𝐢𝐬

« Seulement trois mois » est un roman de Laurène Reussard édité chez Hachette Romans.

Note :⭐⭐⭐⭐,5/5

♦ Résumé :

Victoire et Adam étaient inséparables. Du moins, c’était ce que pensait Victoire jusqu’à la fin de son année de terminale quand son meilleur ami a disparu du jour au lendemain.

Deux ans plus tard, elle a tout pour être heureuse. Alors le jour où Adam refait surface, c’est la douche froide. D’autant ^que la jeune femme se voit obligée d’héberger son ancien meilleur ami, le temps qu’il trouve ses repères à Paris.

Victoire lui impose une condition : « Seulement trois mois, pas un jour de plus. » Ensuite, elle aura le choix de le laisser sortir de sa vie définitivement…

Mais quand les sentiment amoureux s’ajoutent à l’amitié, est-il réellement possible de nier l’évidence? Victoire parviendra-t-elle à élucider ce qui se cache derrière le départ d’Adam ?

♦ Avis :

Quand il y a de la haine dans une relation, l’amour n’est jamais très loin… Cette histoire pourrait se résumer à cette citation bien connue de tous sur la haine et l’amour. Vic et Adam, c’est une histoire d’amour et de guerre. De non-dits. Une histoire où dire les choses devient si compliqué que fuir est la meilleure solution. Et autant vous dire qu’on a plus qu’adoré être plongées dans ce roman qui nous fait osciller entre larmes et sourires. La plume de Laurène a réussi à nous captiver.

La première fois qu’on a dû parler de Vic et de Adam, les mots ont coulé tout seuls. Maintenant qu’on doit vous écrire cette chronique, ils manquent à l’appel pour décrire à quel point nos deux héros sont si beaux et bienveillants. Vic est ce bout de femme maladroite, sociable, solaire, lumineuse, tendre, passionnée et une amie en or. Quant à Adam, il est vraiment difficile à décrire parce qu’au début du roman, il était assez ténébreux, mystérieux qu’on avait du mal à le cerner. Mais petit à petit, on le découvre : cet Adam attentionné et sensible. On a à la fois été touchées par sa sensibilité qui nous a noué la gorge et par son caractère plus « mauvais » qui complète son charisme.

Regret. Secrets. Amour passionné. Fougueux. Inavouable. Autant de mots pour vous décrire les sentiments que nous avons ressentis au fur et à mesure de nos lectures. Nous avons été transcendées du début à la fin par cette histoire d’amour plus que compliquée. Entre fuite et mensonges, l’histoire entre Vic et Adam reste loin d’un conte de fées. Vic a du mal à avaler le départ de Adam, mais devoir vivre avec lui pendant trois mois va tout remettre en question et faire vaciller ses barrières. Entre disputes et piques, cette romance nous révèle une connexion entre ces deux personnages bien plus forte et solide que leurs disputes, bien plus belle et tendre ! On passe d’un friends to lovers to ennemies to lovers ! Pour résumer, la relation entre Vic et Adam n’est pas facile du tout. Et puis, cette histoire est belle, non seulement grâce à cet amour, mais grâce aussi à toutes les autres formes d’amour : l’amour d’un frère et d’une sœur qui nous a plus que touchées, l’amour entre des amis qui se soutiennent et enfin, l’amour d’un père pour ses enfants.

« – Et si tu devenais sympa avec moi ? Je veux dire tous les jours.

Je me braque aussitôt. La légèreté de ce moment résidait justement dans l’omission de notre conflit.

– La sympathie ne se commande pas, elle se mérite.

– Tu es dure. Plus qu’avant, déclare-t-il.

[…]

– C’est perturbant, parce que tu restes toi… Mais il y a cette amertume qui te rend distante avec les gens.

– Distante avec toi, je le corrige.

– Pourquoi ?

– Parce que je te déteste. »

– Laurène Reussard

Comme dit juste au-dessus, on a adoré la relation entre Vic et son frère parce qu’au-delà d’être ce protecteur – peut-être abusif, mais qu’on a aimé –, c’est un roc, un soutien pour Vic et vice versa. En bref, on n’hésitera pas à lire d’autres romans de cette auteure !

« – Mais peut-être que prendre le risque de souffrir, c’est te donner des chances d’être heureux ? »

– Laurène Reussard

𝐓𝐚𝐫𝐠𝐞𝐭 𝐋𝐨𝐯𝐞

« Target Love » est un roman de Laura Gardénia édité chez Collection &H.

Note :⭐⭐⭐⭐,5/5

♦ Résumé :

Cinq ans. Cela fait cinq longues années que Violette prépare sa vengeance. Pour enfin faire payer John Hamilton, l’homme qui a gâché sa vie. Son plan est clair : séduire son fils, Dean, un jet-setteur superficiel et coureur, lui soutirer des informations compromettantes sur son père et lui transpercer le cœur de la pointe de son talon aiguille – métaphoriquement parlant, bien sûr… quoique. Mais alors qu’elle parvient à s’approcher de Dean et à attirer son attention elle se rend compte qu’il est loin d’être l’homme futile et impitoyable qu’elle imaginait. Elle en viendrait presque à éprouver une sorte d’attirance. Et, quand Dean prend le pari de la séduire en sept rendez-vous platoniques, elle ne sait plus très bien si elle accepte pour profiter de ces moments afin d’obtenir des informations ou pour profiter de Dean… tout court.

♦ Avis :

Vengeance et romance : il n’en fallait pas plus pour nous intriguer. Nous adorons quand une histoire amoureuse se mêle à une action (ou même plusieurs) ! C’était donc, sans aucune hésitation que nous l’avons demandé et heureusement !

Tout d’abord, on fait la connaissance de Violette, une âme brisée par l’injustice du monde. Ce qu’on a plus qu’adoré dans sa personnalité, c’est cette dualité entre fragilité et force. Elle est forte et courageuse. L’auteure arrive parfaitement à nouer ces deux caractères contradictoires ensemble pour former une Violette brisée par la vie, mais qui ne laisse pas cette vie décider pour elle. Quant à Dean, il est le bad boy par excellence… en tout cas au début. Certes, ce personnage est assez cliqué. Mais au final, on a adoré découvrir l’évolution de son personnage au fur et à mesure des pages. On découvre au fil des chapitres qu’il n’est pas ce que l’on pense et l’auteure a encore une fois réussi à le faire de manière progressive afin qu’on s’attache encore plus à sa personnalité !

Quant à la romance, aussi douce que passionnée, elle a réussi à nous donner envie de rencontrer cet amour-là. Ils se cherchent, se lancent des piques qui font monter la tension entre eux (une très grande tension !) et puis, on a aimé voir cette évolution vers une relation plus douce et tendre. Passant de tensionnelle à tendre, la romance nous emporte dès le début en nous faisant rire, frémir et pleurer. Pour toutes les personnes qui adorent les romances avec des piques, de la tension, des personnages qui se cherchent, foncez !

« – Ça te dit une visite ? proposé-je en désignant du nez le grand bâtiment en face de nous.

– Tu n’acceptes pas souvent « non » pour réponse, je me trompe ?

Je me lève, et elle saisit la main que je lui tends. Je l’approche de moi, et elle me laisse poser mes paumes sur ses hanches. Je plante mon regard dans le sien.

– Jamais. Mais je peux peut-être consentir à faire une exception si tu m’accordes une session privée de danse.

Ses yeux sont plissés. Rieurs. Provocateurs. Elle est prête à relever le défi.

– Mais pas comme vendredi, soufflé-je à quelques centimètres de ses lèvres. Je veux être le seul spectateur, cette fois-ci. Que tu ne sois rien qu’à moi. »

– Laura Gardénia

Comme dit plus haut, nous adorons ce mélange entre romance et intrigue. Ici, notre principale peur avant de commencer la lecture, c’était que la vengeance soit mise en arrière-plan. Et au final, pas du tout ! Nous avons adoré voir le déroulement du plan de vengeance qui a été ficelé par l’auteure du début jusqu’à la fin. Et surtout les dilemmes auxquels l’héroïne doit faire face…

Nous avions très hâte de découvrir la plume de Laura Gardénia et son histoire vu qu’elle avait remporté le prix avec Seriously et Collection &H ! Et on ne peut que dire une chose : elle arrivera à vous envoûter dès les premières lignes ! La plume est addictive et fluide.

𝐇𝐢𝐠𝐡𝐰𝐚𝐲 𝐭𝐨 𝐮𝐬

« Highway to us » est un roman de Delinda Dane édité chez Hugo New Romance.

Note : ♥♥♥♥♥/5

♦ Résumé :

Ollister MacDonnell est l’un des trois tatoueurs à succès du Stairway, salon en vogue de Pasadena. Sa réputation de tombeur le précède, les femmes se bousculent pour le séduire et tout semble lui réussir.

Mais justement, Ollis sait surtout donner le change en public, et son entourage ne se doute pas un seul instant que le jeune homme lutte jour après jour pour ne pas sombrer à nouveau dans la profonde dépression qui l’a touché cinq ans plus tôt.

Avec son caractère impétueux, Sawyer sait ce qu’elle veut dans son avenir tout tracé et surtout ce qu’elle ne veut pas… quelqu’un comme Ollis. Lorsqu’il la percute dans un café elle n’a qu’une seule hâte : se débarrasser de cet inconnu séduisant mais encombrant. Pourtant, la vie semble s’obstiner à le remettre sur son chemin.

Et même si elle sait qu’elle n’a pas une seconde à consacrer à une relation, elle est touchée malgré elle par la candeur d’Ollis, et les failles qu’elle perçoit immédiatement sous sa carapace.

♦ Avis :

Nous avons lu « Stairway to Heaven » il y a deux ans et ce fut un coup de cœur. Quand Hugo New Romance et Delinda Dane ont annoncé la sortie de son spin-off, nous ne pouvions que le lire. Cette auteure a une manière bien à elle de rendre ses histoires addictives. C’est le genre d’histoire qu’on adore lire parce qu’on ne veut jamais lâcher le livre en question.

Delinda Dane a une plume qui rend les histoires les plus simples, plus belles et tellement poétiques. Elle nous offre une relation amoureuse saine et envieuse (oui on veut un Ollis dans nos vies, c’est possible ?).

On vous l’a déjà dit plusieurs fois, mais ça nous arrive de tomber amoureuses d’un ou des personnages avant tout le reste. Ça a été le cas ici. Ollis est un énorme coup de cœur pour nous. Il est bienveillant, sensible, touchant, charismatique et si authentique. On ne compte même plus combien de fois on a voulu rentrer dans le livre pour lui faire des câlins (et en passant, le voler à Sawyer). Quant à Sawyer, Delinda Dane réussit avec brio à nous peindre une femme joyeuse, mais plus on avance et plus, on se rend compte de sa sensibilité et de toutes ses failles qui la rendent complexe et humaine. Delinda a une manière de développer ses personnages qui ne peut les rendre qu’attachants et bouleversants.

« – Excuse-moi ? fait-elle, décontenancée.

– Tu as raison, on ne se connait pas. Je suis Ollis MacDonnell. Enchanté, et tu es ?

– Pas intéressée.

– Attends, Sawyer.

– Je connais par cœur la chanson, Ollis. La Californie regorge d’hommes comme toi.

– D’hommes comme moi ? Intéressant. Vas-y, je t’en prie, développe. Qu’est-ce que ça veut dire ? Je serais ravi que tu éclaires ma lanterne.

– Le genre de dieu grec à la personnalité creuse, dont le but est de mettre un max de filles dans son lit, pensant que l’on va toutes succomber à son charme sous prétexte qu’il possède un physique avantageux. »

– Delinda Dane

A l’image des personnages, la romance est tout aussi réaliste et authentique. On pense sincèrement que le mot qui définirait le mieux cette histoire est « authenticité ». Delinda nous a fait vibrer par les piques des deux personnages qui se cherchent au début. Elle élabore une réelle tension et complicité entre ces deux personnages. Puis elle nous a fait vibrer de tendresse, de sensualité et d’amour par les mots doux, les rapprochements si tendres entre nos deux personnages.

En bref, si vous n’avez pas encore découvert la plume et les histoires de Delinda Dane, nous ne pouvons que vous conseiller de foncer parce que vous passez à côté de pépites !

𝐄𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐞́𝐭𝐨𝐢𝐥𝐞𝐬 𝐛𝐫𝐢𝐥𝐥𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞

« Et les étoiles brillent encore » est un roman de Chloé Poncet édité chez Nishaetcaetera (les éditions Opportun)

Note I : ⭐⭐⭐/5

Note H : ⭐⭐⭐,5/5

♦ Résumé :

L’amour juste après la mort

L’amour juste après la mort

Après le décès tragique de sa mère, Emerson Wallace se console en travaillant dur pour réussir ses deux objectifs : obtenir sa licence d’histoire et payer son loyer. De nature discrète, elle ne laisse personne entrer dans sa vie à part Jared, son grand frère, et Rachel, sa meilleure amie.

De son côté, Kaden Evans jouit pleinement de son image de tombeur. Star de l’équipe de hockey de l’université, il souffre de ne pouvoir révéler le secret de son père au risque de faire voler en éclats le fragile équilibre de sa famille recomposée.

Les routes d’Emerson et de Kaden se croisent un soir d’hiver et leurs mondes que tout oppose entrent littéralement en collision ! Kaden est immédiatement intrigué par l’apparence froide et distante d’Emerson. Emerson, quant à elle, redouble de méfiance face à cet homme si séduisant et pour qui tout à l’air si facile…

Une opposition de caractères trompeuse

Ils sont à mille lieues de pouvoir imaginer tout ce qui les relie…

Vont-ils réussir à se faire confiance ? L’amour réussira-t-il à briser les chaînes d’Emerson et Kaden pourra-t-il affronter ses démons ?

♦ Avis :

En ouvrant ce roman, nous n’avions pas vraiment d’attente spécifique, si ce n’est la promesse d’une histoire touchante et pleine de tendresse. Nous avons apprécié notre lecture, mais nous restons quelque peu déçues par certains points.

Pour commencer, on fait la rencontre de Emerson et de Kaden. Ils sont tous les deux attachants à leur manière. D’un côté, Emerson est douce, gentille, une battante et a une personnalité touchante. On a juste trouvé qu’elle était à certains moments, vraiment insupportable. On a aimé voir sa relation avec son frère évoluer vers des hauts et des bas ; mais surtout, on a adoré voir en elle cette femme qui se bat pour la vie et pour sa famille. Quant à Kaden, on le trouve si attentionné et exceptionnel. Il a réussi à nous toucher par son présent qui le hante, mais aussi par sa manière d’être si gentil et bienveillant. On a adoré sa relation avec sa famille et découvrir sa rédemption.

Concernant la romance, c’est le point qui a causé le plus de divergences. En effet, la relation entre les deux est douce, pleine de tendresse et saine. Seulement on a trouvé leur début de relation un peu brutal. Isabelle a également noté qu’elle aurait aimé avoir une psychologie plus poussée sur leur relation parce qu’elle a trouvé que le changement entre « ami » et « amoureux » est sans description/évolution de(s) sentiments.

« – Emerson, je veux t’embrasser.

(…)

– Je meurs d’envie de t’embrasser, mais cette fois-ci, je ne veux pas qu’on oublie. »

– Chloé Poncet

Ce qui nous a réellement intéressées, c’est toute la trame familiale. L’intrigue nous a dès le début beaucoup plu et on voulait vraiment connaitre la réalité. Ce qui nous a manqué, c’est plutôt l’univers du hockey qui est finalement, très peu présent.

Pour finir, la plume de l’auteure est addictive et agréable à lire bien qu’Isabelle a trouvé la plume encore très timide. On serait vraiment curieuses de découvrir ses prochains romans.

𝐍𝐨𝐞̈𝐥 𝐫𝐨𝐲𝐚𝐥 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐢𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐥𝐨𝐮𝐬

« Noël royal avec le prince des relous » est un roman de Cécilia City édité chez Collection &H.

Note I : 🎄🎄🎄🎄,75/5

Note H : 🎄🎄🎄🎄/5

♦ Résumé :

Et (pas) merci pour le cadeau empoisonné !

Pour Eryn, c’est Noël avant l’heure : elle vient de remporter la dernière édition de la célèbre émission Christmas Déco et, en prime, se voit proposer un contrat avec la prestigieuse famille royale du Perlat ! Sa mission ? Sauver et moderniser la célébration nationale des fêtes de fin d’année suite au désistement du précédent décorateur. Une occasion en or pour sa carrière ! À un détail près… le prince Chamberlain De Chastonet. Si elle savait déjà via la presse à scandale que ce dernier brillait par son sale caractère et ses caprices, Eryn avait clairement sous-estimé sa capacité de nuisance. Car en plus de se montrer odieux l’héritier de la Couronne redouble d’inventivité et ne recule devant aucun coup bas pour la pousser à bout et saboter son travail. Qu’il soit prince ou pas, Eryn ne se laissera pas impressionner par sa gueule d’ange… ni charmer d’ailleurs !

♦ Avis :

Avec cette lecture, nous déclarons la saison de Noël et des romances de Noël ouverte ! Et quoi de mieux pour débuter qu’une romance ennemies-to-lovers avec l’univers de Noël (décos de Noël, etc.) sans non plus en avoir trop ni pas assez ! Cécilia City a réussi à nous offrir une romance à la fois belle, douce et pimentée tout en incrustant l’univers des fêtes de fin d’année.

Eryn est une femme passionnée par les décorations. Dans le roman, dès le début, on fait face à son caractère déterminé. En effet, elle veut gagner l’émission de décoration. L’auteure nous développe donc, une femme avec du caractère et surtout qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Et vous savez qu’on adore cette personnalité chez les héroïnes de romance. Et puis, elle est pétillante, souriante (on le sent à travers les descriptions de l’auteure) et n’a pas sa langue dans sa poche ! Pour ce qui est de Chamberlain, quoi dire à part que l’auteure arrive à rendre son sale caractère et son arrogance, plus que charismatique ? Ce qui nous a aussi beaucoup plus, c’est son évolution au côté de Eryn. L’auteure le rend au fur et à mesure de l’histoire, plus complexe. Il n’est pas seulement arrogant, il est aussi attentionné et prêt à aider.

« – Vous ne pouvez pas me manquer de respect comme cela s’est produit la nuit dernière. Je ne vous permets pas, Eryn.

– Ce n’est pas grave. Je n’ai pas besoin de votre autorisation.

– Quelle insolence ! riposte le grand blond.

– Tiens, un second point commun ! »

– Cécilia City

Vu tous les articles sur le prince Chamberlain à propos de son sale caractère, on se doute que la rencontre entre Eryn et lui ne sera pas toute rose. Et on a juste adoré découvrir les piques qu’ils se lancent. On a beaucoup aimé ce développement de haine « je veux que tu partes » à un amour, une relation douce avec une connexion très forte. Et puis, l’univers noëlesque offre une touche encore plus magique à cette romance.

Enfin, la plume de l’auteure est très jolie ! Elle est envoûtante et surtout, très addictive ! Cette romance se classe parmi une de nos préférées dans les romances de Noël. En effet, entre romance, univers noëlesque et un petit soupçon d’intrigue et de révélations, on a adoré dévorer ce roman !

𝗧𝗿𝗼𝘂𝗯𝗹𝗲𝗺𝗮𝗸𝗲𝗿

« Troublemaker » est un roman de Alfreda Enwy édité chez Hugo New Romance.

Note :  ♥♥♥♥♥/5

♦ Résumé :

Jun et Hazel habitent dans le même immeuble et sur le même palier mais n’ont pas grand-chose en commun.

La jeune femme est loin de se douter que son voisin est particulièrement dangereux et que son métier consiste à rendre une justice tout à fait personnelle, en recherchant des criminels qu’on lui désigne et en les exécutant si c’est la seule façon de rendre justice.

Hazel a une vie bien plus ordinaire et elle va se comporter en bonne voisine, accueillante et prête à lui rendre service en gardant le chat de Jun ou en l’aidant à se soigner quand il rentre blessé, après sa journée de  » travail « .

Jun n’a jamais eu de relation suivie avec une femme. Mais Hazel le trouble ainsi que la vie simple qu’elle lui fait entrevoir. Elle le sort de sin chemin si rectiligne, elle est sa petite fauteuse de trouble, sa trouble maker.

Que risque-t-elle à se rapprocher d’un tel homme et comment réagira-t-elle lorsqu’elle apprendra ce que cache son regard impénétrable ?

♦ Avis :

Ce roman fait partie des romans qui nous tiennent en haleine du début jusqu’à la fin. C’est le genre de roman qu’on n’arrive plus à lâcher et qui nous fait comprendre pourquoi on aime tant la lecture et surtout, la romance. Troublemaker n’est pas une dark romance, mais une romance assez sombre avec des scènes parfois très hard niveau torture, soyez informés.

On y retrouve deux personnages : Jun et Hazel. Jun est troublant, sombre à souhait, mystérieux et la définition même du mec flippant. Mais à côté il est aussi protecteur et charismatique. On a détesté l’adorer parce que quelqu’un d’aussi sombre ne devrait pas nous plaire, mais nous dégoûter. Pourtant, on n’a rien pu faire : on a succombé à son charme et on s’est laissé aller entre ses filets. Quant à Hazel, elle est son total opposé : douce, bienveillante, gentille, attentionnée et innocente. On a adoré nous retrouver en elle, on a aimé sa personnalité haute en couleur et en femme qui ne se laisse pas marcher dessus.

« – Tu fais des gâteaux chaque fois que tu veux t’excuser ?

– En quelque sorte…

– Quelle drôle d’idée, lance Jun d’un air exaspéré.

– C’est sûr que si tu devais faire un gâteau à chaque fois que tu joues les connards, à l’heure qu’il est, tu serais un chef pâtissier reconnu dans le monde entier. »

– Alfreda Enwy

Un remake de la belle et la bête ? On pourrait presque dire ça sauf que la bête ne se transforme pas vraiment en prince charmant. La romance entre Hazel et Jun est explosive et pleine de tension. Vous nous connaissez maintenant et vous savez à quel point on aime que la tension monte crescendo entre les personnages et quand le personnage masculin protège l’héroïne. Ici on a été totalement charmées par cela et par la relation presque impossible entre eux. Pourtant, l’amour ne se décide pas. Ce qu’on doit également noter, c’est le fait que Jun ne perd jamais sa noirceur. Il ne devient pas niais, non cette noirceur a grandi avec lui et fait partie de lui.

« – Le seul danger, c’est toi. C’est quoi le…

– Tu as raison, me coupe-t-il. Et c’est une chose que tu ferais mieux de garder en tête. Je suis dangereux, Hazel. Et même si tu t’approches de la vérité, tu n’as pourtant aucune idée de ce dont je suis capable. Si tu avais été plus maligne, tu m’aurais craint un peu plus fort encore. Cette situation est entièrement ta faute.

– Ma faute ?

Ma voix est hystérique.

– La tienne oui, gueule-t-il plus fort que moi. Parce que tu es une fauteuse de troubles. »

– Alfreda Enwy

Pour finir, c’était notre premier roman de Alfreda Enwy et on peut vous dire que ce ne sera sûrement pas le dernier. On ne peut que vous demander de foncer lire ce roman et plonger dans ce mélange de noirceur et d’amour.

𝐋𝐚 𝐯𝐢𝐞 𝐞𝐧 𝐯𝐫𝐚𝐢

« La vie en vrai » est un roman de Emma Green édité chez les éditions Addictives.

Note : ⭐⭐⭐⭐,75/5

SORTIE : 13 octobre

♦ Résumé :

Et si s’accepter comme on est, c’était commencer à vivre pour de vrai ?

À 17 ans, Louve est la victime des Royals, ces élèves populaires qui la harcèlent au lycée comme sur les réseaux sociaux jusqu’à la pousser au pire. Mais quand on touche le fond, il n’y a plus qu’une chose à faire : remonter.

Aidée de sa famille, parfois maladroitement, Louve décide de rendre les coups et se rapproche du plus cruel de tous, l’intouchable Lazare Nightingale.

Sous ses boucles brunes, Laz ne cherche qu’une chose : qu’on lui fiche la paix. Et tant pis si pour ça, il doit se montrer odieux. Mais il n’imagine pas encore que sous la fragilité de Louve se cache une guerrière. Ni que son attirance pour elle va peu à peu briser ses barrières.

Emma Green nous plonge dans l’histoire d’un premier amour qui sauve la vie…

♦ Avis :

Ce roman a été une très belle surprise. Ou plutôt devrions-nous dire une claque ! Les auteures ont réussi à nous embarquer, à nous faire rire et pleurer. Comme toujours, leur plume est poétique, addictive, fluide, authentique et ensorcelante.

Le mot qui pour nous, résume cette histoire est « authenticité ». Ce roman est un condensé de plein de choses (amour, leçons, confiance en soi, etc.), mais tout cela reste authentique et criant de vérité. Ce roman parle de harcèlement et montre à quel point on peut tous être les victimes ou/et les harceleurs. Les auteures abordent cette thématique avec justesse et à plusieurs reprises, nous avons eu le cœur pincé et les larmes aux bouts des yeux. C’est sans conteste un roman qui fait réfléchir, qui pose question et qui donne envie de se battre pour vivre la vie en vrai.

Dans « La vie en vrai », nous faisons la connaissance de la famille un peu déjantée de Louve et puis, de Lazare. Nous avons beaucoup ri avec les membres de la famille Larsson et puis, même si de l’extérieur, elle est un peu bizarre, elle n’en reste pas moins attachante et source de bonheur. Concernant nos deux protagonistes principaux, nous faisons face à deux caractères plus ou moins différents. Louve est une jeune femme encore un peu à la recherche de son identité, qui manque de confiance en elle au début. Mais rapidement, elle reprend du poil de la bête. On a adoré ses deux facettes : celle plus sensible à laquelle nos Isabelle et Helena de 17 ans ont pu s’identifier et puis celle plus « Strange & Strong ». Quant à Lazare, il reste pendant un long moment ce garçon charismatique, mais si mystérieux qu’il est difficile de savoir quoi en penser. On a eu à la fois envie de le détester, mais aussi envie de nous y accrocher. Mais finalement, sans savoir quand ni pourquoi, il avait déjà réussi à nous faire l’adorer.

« – Fais juste gaffe à ce que tu dis, la paria, murmuré-je d’une voix plus basse encore.

– Sinon quoi ?

– Sinon quoi, à ton avis ?

Ses deux lucioles obliques d’un bleu stupéfiant me fixent enfin.

– Garde tes menaces pour toi, Night. Tu ne me fais plus peur.

– Houu, ricané-je. C’est qu’on devient courageuse…

– Tu n’es pas intouchable, Lazare. Personne ne l’est. »

– Emma Green

Leur relation commence sur les chapeaux de roues puisque Lazare fait partie de la team des agresseurs de Louve. Honnêtement, on était assez curieuses de voir comment les auteures allaient pouvoir faire naitre de l’amour de cette relation plus qu’haineuse entre eux. Eh bien, elles l’ont fait avec brio. Si les débuts commencent avec des étincelles, la suite se révèle plus passionnée, douce et pleine d’amour. On a beaucoup aimé voir l’évolution de leur relation petit à petit et on a été touchées par ce premier amour à la fois, si puissant et à la fois si candide.

𝐋𝐚 𝐝𝐞𝐭𝐭𝐞

« La dette » est un roman de Marjy Noname édité chez Hugo New Romance.

Note : ⭐⭐⭐⭐,5/5

♦ Résumé :

Depuis six ans, Sélenne, ancienne hackeuse, est dans l’obligation de travailler pour le FBI. Le deal : ses compétences en informatique à la place de la prison, pour elle et pour son frère Élias. Sa dernière mission avant d’être enfin libérée de sa dette envers le FBI est de reprendre contact avec Élias pour faire tomber son patron, chef de la mafia russe.

Anton Yourenev ne plaisante pas avec les traîtres, encore moins ceux qui sont proches de lui. Quand Élias disparaît avec un quart de million de dollars et son ex-maîtresse, il ne peut pas laisser passer l’affront sans réagir. Sélenne est une cible toute choisie. Ce sera à elle de le rembourser et elle servira d’otage en attendant que ses hommes retrouvent les fugitifs. Mais c’était sans compter sur le charme de Sélenne, qui ne le laisse pas indifférent…

Un duel sensuel commence. Entre la passion, les mensonges et la peur d’être démasquée, Sélenne devra choisir son camp. Trahir Anton et son frère au risque de perdre son âme, ou passer du mauvais côté de la loi et avouer la vérité à Anton. Un double jeu risqué où sa vie pourrait être le prix à payer.

♦ Avis :

« La dette », c’est une romance sombre jouant avec les limites du bien et du mal, mais c’est aussi un roman empreint de sensualité, de sexualité, d’une touche de bestialité, d’amour, de stratagème, de vengeance, de sang, de pleurs et de séduction. Marjy arrive, avec sa plume addictive, à en faire un cocktail explosif sans en faire de trop.

L’auteure nous plonge dans le quotidien de mafieux russes avec tous les secrets et les crimes qui vont avec. On a adoré l’ambiance que Marjy a réussi à donner à son roman grâce aux détails sur quelques affaires du clan, mais aussi grâce au fameux « 7 péchés ». Ce lieu dégage un mélange savant de sang, de bestialité, de séduction, mais aussi de protection. Cette ambiance nous met le doute à certains moments, mais nous permet aussi de rester vraiment dans cette aura sombre qui sied si bien à la thématique de mafia. Et puis, on a eu quelques fois une boule au ventre pour l’héroïne, tout en découvrant ses plans petit à petit.

Les deux personnages principaux sont Anton et Selenne. Il faut quand même souligner qu’ils sont assez différents. Selenne est de ces personnages qu’on admire. Elle est une dualité à elle-même : à la fois, fragile et sensible et en même temps, badass, mordante et sensuelle. On a beaucoup aimé le fait qu’elle se dévoile petit à petit jusqu’à refuser d’être cette femme soumise qui se laisse marcher sur les pieds. Quant à Anton, il révèle les ténèbres, est plus du côté du mal que du bien, a cette saveur mystérieuse et cette aura de dangerosité, mais en même temps, il est protecteur envers sa famille (son clan). Si sa bestialité peut choquer, on a adoré ces moments mêlés de sensualité, bestialité et douceur qu’Anton offre. Marjy a réussi avec brio à ne pas rendre Anton niais à la fin ; il est resté avec cette part d’ombre et surtout, avec cette envie de tout contrôler qui le rend bestial et dangereux.

« – Avec ton enthousiasme, je peux t’affirmer que je vais te garder pour moi. De toute manière, je suis assez possessif, je n’aime pas partager. Le premier qui te touche aura affaire à moi, grogne-t-il. »

– Marjy Noname

Pour finir, leur relation est explosive. Ils prennent du temps pour se tourner autour, laissant le volcan s’activer. Puis ça finit par exploser dans tous les sens. Leur relation a une saveur de sexualité au début avant de laisser éclore les sentiments de chacun, les engloutissant eux et leurs premières croyances. Le seul bémol est qu’on aurait aimé que la romance soit un peu moins tournée autour du sexe entre les deux personnages. Parce que cette sexualité a pris une grosse ampleur laissant moins de place aux sentiments et à leur authentique lien.

« – Tu vois, Selenne. Ceux qui me trahissent en subissent les conséquences. Mais toi, tu ne risques rien, tu es à moi. »

– Marjy Noname